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actualisé le 02.10.2009
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Embauche des jeunes diplômés : le bout du tunnel est encore loin

Baisse des recrutements, des intentions d’embauches, des CDI et des rémunérations : les jeunes diplômés Bac +4 et plus ont encore du souci à se faire selon l’enquête de l’Apec parue le 1er octobre. Détails.

Ce sera encore pire pour les prochains. La dernière enquête de l’Association pour l’emploi des cadres (« diplômés en 2008 : quelle situation en 2009 ? ») signale que « la situation des jeunes diplômés est préoccupante et tout laisse penser qu’elle le sera plus encore pour la promotion qui va arriver sur le marché à la fin du premier semestre 2010 », dixit Eric Verhaeghe, son président.

Les entreprises préfèrent les confirmés

Pour autant, - c’est encourageant -, la sortie de crise se prépare aujourd’hui. L’Apec se mobilise et met à leur disposition des services qui s’articulent autour de deux axes majeurs : se préparer à sa recherche d’emploi, et se connecter aux entreprises. « Nous nous acheminons vers une reprise de croissance lente et les profils très pointus restent toujours très prisés », explique Pierre Langlin, directeur des études et recherche de l’association.
Il reste donc à prendre son mal en patience. Depuis septembre 2008, le marché de l’emploi cadres accuse une chute brutale. Les jeunes diplômés sont les principaux affectés, 30 % seulement des entreprises ont l’intention d’embaucher des jeunes. Il y a eu 45 000 recrutements de jeunes diplômés en 2008. Il n’y en a que 25 000 en 2009.

Mieux vaut sortir d’une école de commerce que d’ingénieur

Certaines filières s’en sortent néanmoins mieux que d’autres. Les écoles de commerce et de gestion enregistrent le taux d’emploi le plus élevé (73 %), suivies par les écoles d’ingénieur et les universitaires. Plus inhabituel, les diplômés d’écoles d’ingénieur, plus exigeants quant à l’emploi occupé, connaissent la plus forte baisse du taux d’emploi.

Informatique, pharmacie et social en tête

Les diplômés qui s’en sortent le mieux sont issus des filières Informatique, télécommunications, technologies multimédia, mais aussi du médical, pharmacie, paramédical et social. Les autres filières présentant des taux d’emploi supérieurs à la moyenne sont la discipline gestion, comptabilité, administration, RH », et d’autre part, la filière Agronomie, alimentaire, environnement, écologie.
Les filières les plus en recul concernent logiquement l’industrie, avec une chute de 28 points par rapport à l’an dernier pour le génie civil, le BTP et les autres spécialités industrielles. Crise financière internationale oblige, les jeunes diplômés de la discipline Finances, banque et assurance connaissent également une chute de leur taux d’emploi.

Baisse des CDI, des statuts cadres et des rémunérations

L’enquête de l’Apec nous apprend également que les conditions d’accès à l’emploi leur sont moins favorables : la part des CDI est en baisse de 7 points, et la proportion de jeunes accédant au statut de cadre régresse de 6 points par rapport à la précédente promotion. Le salaire médian a diminué de 3,4% et la proportion de jeunes estimant que leur poste correspond à leurs qualifications est passée de 70% pour la promotion 2007, à 65 % pour la promotion 2008. Pour les jeunes issus des écoles de commerce, la rémunération moyenne s’élève à 31 200 euros bruts, 31 700 euros bruts pour les ingénieurs et 25 900 euros bruts pour les universitaires.

Contre vents et marées

Et leur moral dans tout ça ? Même s’ils sont 8 sur 10 à estimer que la crise est « inquiétante et grave », 83 % de ces jeunes Bac +4 et plus se disent encore confiants pour eux-mêmes. Attendons de voir l’an prochain ce qu’en dira la promotion 2010.

Pour lire l'enquête


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