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Tout savoir sur les chasseurs de têtes et les cabinets de recrutement
Trois nouvelles tendances chez les chasseurs de têtes
Avec la crise économique, les choses évoluent. La profession est en pleine mutation. Voici quelques tendances qui se dégagent sur le marché des cabinets de recrutement cette année.
1. Evolution vers le conseil
Avec la crise, la recherche du profil idéal a pu traîner en longueur. Beaucoup de dirigeants et managers se sont en effet demandés s’il ne valait pas plutôt passer le temps de la tempête à un poste bien au chaud plutôt que de tenter l’aventure. Résultat : les cabinets de conseil ont eu tendance à étoffer leur palette de services vers des activités globales de conseil.
C’est le cas par exemple de Heidrick & Struggles. « Nous avons vocation à devenir une entreprise de conseil global, expliquait ainsi Alain Deniau, à la tête de ce cabinet, en novembre dernier lors de l’inauguration de la première édition de ses « rendez-vous du management », une série de sessions et de réflexion sur le leadership. Leur branche Practice Leadership Consulting représentait 15 % du CA du cabinet en France en 2009. L’objectif affirmé est que cette Practice atteigne 30 % du CA d’ici cinq ans. En février dernier, Les Echos pointait du doigt ce phénomène de mutation vers le conseil en citant également les exemples de Egon Zehnder International, Korn/Ferry International, Russell Reynolds Associates, etc.
2. Diversification des conseils d’administration
Les chasseurs de têtes s’emploient désormais à diversifier les conseils d’administration et les conseils de surveillance. Ils doivent déployer des trésors d’énergie pour ne plus laisser les conseils d’administration français entre les mains des 100 mêmes personnes et trouver le mouton à cinq pattes : une femme et ayant travaillé à l’international. La loi Copé-Zimermann va en effet obliger ces conseils des entreprises cotées à une quasi-parité : 20 % de femmes dans les trois ans, 40 % dans les six ans.
3. Développement du low-cost
Un chasseur de têtes se rémunère généralement au tiers du salaire annuel du profil recherché. Mais, la crise aidant, les grands groupes réclament par avance un plafonnement. Les directions achats provoquent de plus en plus des discussions afin d’obtenir des remises et des taux préférentiels. En ces années de vaches maigres, des cabinets ont ainsi choisi, pour survivre, de baisser considérablement leurs tarifs, de casser leurs prix, d’adopter le contingency, de n’être payé qu’à l’issue de la période d’essai du candidat. Désormais, le low cost fait également des émules au sein des cabinets de recrutement. Certains l’affichent ouvertement. C’est le cas par exemple de Airbone’s men, le cabinet de recrutement made in Normandie annonçant des tarifs 60 % moindres que la plupart des cabinets traditionnels.
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